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mardi 15 août 2017

Nos parcelles au 14 août 2017


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lundi 14 août 2017

Rappel de l'esprit dans lequel las jardins ont été créés




Rappel de quelques points essentiels des statuts et du règlement intérieur et précisions nécessaires au vu de certaines parcelles.
Statuts ARTICLE 2 :
Cette association a pour but de:
1 – Gérer l’espace « Jardins Familiaux » sur le site de Feuteun Don à Mellac
2 - Promouvoir les pratiques de jardinage selon les cahiers des charges et conventions nationaux de l’agriculture biologique.
3 – Favoriser les échanges et la solidarité entre les adhérent(e)s.
Concernant le point 2 il est important de rappeler nos obligations liées à la zone de captage d’eau : aucun apport extérieur à la zone de Feunteun don : pas de compost, pas de terreau, pas de fumier, pas d’engrais….Que nous reste-t-il pour enrichir le sol ? Des feuilles, de l’herbe issues de la zone de Feunteun don.
Il nous faut donc cultiver autrement, et les conseils pour un potager écologiques sont à suivre au maximum pour que le sol de nos parcelles ne s’épuise pas trop rapidement.

Quant au point 3, les échanges et la solidarité, seule une moitié à peine des adhérents les met en œuvre, soit en participant aux quelques heures annuelles de travail collectif soit en entretenant les espaces collectifs et en apportant leur aide à d’autres adhérents en cas de besoin.
Les autres jardiniers, qui ne tiennent pas leurs engagement, qu'en faire?



Conseils pour son potager écologique

Une vraie révolution dans notre potager qui nous demande de prendre de nouveaux repères : Bon jardin !      Richard Wallner - janvier 2009


 Arrêtons  : labour, traitements, compost, herbicides
Couvrons toujours le sol
ƒ Semons sur le sol
Mélangeons nos cultures
Mélangeons soucis et oeillets d'inde parmi nos cultures et installons des plantes aromatiques proches
Ayons toujours des fabacées parmi nos légumes
Contrôlons naturellement ou astucieusement limaces, escargots, mulots et autres rongeurs
ˆ N'arrachons jamais les racines des plantes cultivées.
Contrôlons les herbes dès leur naissance.
Š

Plus en détails :

 Arrêtons  :
-                    le labour (bêchage), même superficiel
-                    tout traitement chimique ou biologique
-                    tout compost préparé* et tout fertilisant chimique
-                    tout herbicide.

C'est la règle numéro 1, la plus déroutante et pourtant la plus essentielle !
* sauf cas exceptionnel d'une terre très pauvre ou non fonctionnelle (aide à l'installation d'arbres par exemple).

Note 1 : ne tassons pas le sol nous-mêmes ! Des zones cultivées de 1m20 de large maximum permettent de ne pas y entrer.
Note 2 : un dernier labour peut être nécessaire si notre sol est compacté.
Note 3 : L’abandon des traitements nécessite une couverture du sol (règle numéro 2).

Couvrons toujours le sol, d'une couverture de 1 à 20 cm d'épaisseur réalisée avec une matière biodégradable : paille, feuilles, foin sans graine, tonte de gazon séchée, débris forestier, laine de mouton, ... On peut étaler de la sciure à condition de la pré-composter 1 an dehors sinon elle acidifie le sol.

Note 1 : Adaptons l'épaisseur à la hauteur de nos légumes. Une petite graine semée doit pouvoir sortir la tête de la couverture. La couverture disparaît au fil des semaines en nourrissant les organismes du sol, veillons au moins à ce que le sol ne réapparaisse pas à la vue du soleil brûlant ou de la pluie forte. L'hiver cette couverture protège aussi du gel.

Note 2 : Pour cette couverture les feuilles seront  fournies par une haie proche de nos cultures. De plus, cette haie renforcera l'équilibre biologique. Par ailleurs une haie au Nord freine les vents froids et puissants venant de cette direction. Les petites feuilles recouvrent moins les jeunes pousses de légumes : érable champêtre, frêne, saule pleureur, pêcher, amandier, aubépine, argousier, sureau, troène vulgaire, bouleau, ...

Note 3 : la règle numéro 1 ne fonctionne pas sans cette règle numéro 2.
ƒ Semons sur le sol : recouvrir les petites graines (radis, salade, carotte, panais, mâche, épinard, ...) de 1 cm maximum de paille et assurer de maintenir l’humidité ou au moins la fraîcheur* le temps de la germination. Ensuite irriguer avec un tuyau goutte à goutte préalablement installé sous la couverture et laissé à demeure.

Note : Pour les graines plus grosses (petits pois, haricots, fèves) mettre 3 à 5 cm de paille et plus, cela demandera moins d'arrosage puisque la fraîcheur sera mieux préservée. Ces grosses graines peuvent aussi être enterrées par 6 graines en un seul trou (technique du poquet) ou enfoncées dans le sol (fève).

* cela est fonction des pluies et de la chaleur :-). Vous pouvez compenser le manque d'humidité autour de la graine par un arrosoir le soir venant où en assurant de recréer momentanément la pluie avec de petits asperseurs.

Mélangeons nos cultures. Comment ? Plus il y a de plantes, plus leur diversité aérienne et souterraine empêchera le développement des parasites. Par ailleurs les plantes vivent en échangeant des nutriments au niveau de leurs racines avec les organismes du sol. Si elles les nourrissent de façon diversifiée, ces organismes se développent d'autant et par effet retour ils alimentent mieux les plantes (effet de synergie). En dehors de quelques erreurs de mélange à ne pas faire, nous pouvons tout mélanger. Simplement : plantons et semons en prévoyant la place suffisante pour que notre légume se développe.

Mélange à éviter selon certains auteurs :
- Crucifère (chou, chou-rave, ...) avec fraisier                - Fabacée (fève, haricot, pois, ...) avec alliacée (surtout oignon)
- Melon avec Curcubitacée (potiron, courge, ...)          - Fenouil avec tous les légumes (le cultiver seul ou avec aromatiques)
- Chou-rave avec tomate               - Concombre avec haricot               - Un légume avec d'autres légumes de la même famille

A éviter :
- De remettre au même endroit le même légume deux années de suite.

Mélanges connus pour leurs réussites, ne pas se limiter à ceux-ci :
- Fraisier ET fabacée ET alliacé (à distance des fabacées)          - Crucifère (chou) ET fabacée ET salade ET céleri
- Mâche ET tous légumes                                                                - Epinard ET tous légumes
- Carotte ET tomate ET panais ET salade ET salsifis ET radis ET alliacée ET coriandre ET fabacée
- Maïs ET haricot grimpant ET cucurbitacée                                 - Tomate ET oeillet ET soucis ET basilic ET fabacée

Mélangeons soucis* et oeillets d'inde* parmi nos cultures et installons des plantes aromatiques proches: thym, sauge, romarin, tanaisie (envahissant), sarriette vivace, lavande, ... Participant à empêcher le développement des parasites de façon très efficace, elles complètent l'effet du mélange de nos légumes.

* ils se ressèment tout seuls. Réduire leur nombre par arrachage si besoin.

Note 1 : une petite mare d'au moins 1m ou 1m50 de diamètre est aussi la bien venue pour la biodiversité. Pensez à avoir des bords en pente douce, certains insectes ont du mal avec les pentes abruptes. Installez par exemple une planche posée sur le rebord et plongeant dans l'eau. Essayez aussi de faire un fond de mare qui remonte vers la surface en plusieurs paliers (étages). Cela aidera différentes végétations et différents insectes. Au plus profond : 50/70cm minimum.

Ayons toujours des fabacées parmi nos légumes : fève, haricot, pois, luzerne... doivent se succéder mois après mois parmi nos autres cultures. Cette famille de plantes permet d'amener naturellement de l'azote aux autres légumes.

Note 1 : la règle numéro 2 a besoin de cette règle numéro 6 pour bien fonctionner car souvent la couverture n'apporte quasiment pas d'azote bien qu'elle apporte les autres fertilisants (minéraux et oligo-éléments).


Contrôlons naturellement ou astucieusement limaces, escargots, mulots et autres rongeurs. Avouons-le, ces mangeurs de légumes aiment bien se mettre sous la couverture !

Pour les limaces et escargots : heureusement cette couverture élève aussi certains de leurs prédateurs : carabes, crapauds, ... ! Le non labour et le zéro traitement sont essentiels aux carabes qui nichent dans le sol de nos cultures. Ils ont également besoin de zones d'herbes sauvages en bordure de nos cultures. Pour les autres prédateurs, installons proche des abris à hérissons (gros tas de branches+feuilles), à lézards (tas de pierres), ... et des petites mares pour la reproduction des crapauds, etc.

Pour les mulots et autres rongeurs, ne crions pas au secours dès les premiers dégâts, car ces rongeurs mangent aussi des insectes nuisibles et, pour certains, des escargots. Si nous estimons qu'ils prélèvent une trop grande part des légumes, favorisons leurs prédateurs : rapaces de jour comme ceux de nuit. Leurs abris sont essentiellement les haies, les arbres creux ou encore des niches dans les bâtiments. Des pieux de 3m de haut dans le jardin leur permettent de mieux surveiller vos cultures. Il reste aussi une solution efficace : le chat. Toutefois il peut faire beaucoup de dégâts parmi les oiseaux, donc pas trop de chats !

Note 1 : prévoir une bande sauvage de 2 m de largeur par exemple, sans intervention autre que celle nécessaire pour éviter l’envoi  des graines dans nos cultures... Il suffit de les faucher en fin de floraison et de les laisser au sol .

Plantons au printemps des salades rouges et évitons de planter des légumes trop jeunes (trop petits, trop tendres,  Installons des planches ou cartons proches des légumes : limaces et escargots se réfugient dessous, il ne reste plus qu'à les cueillir et à les donner aux canards ou à les emmener en forêt. Il existe aussi des barrières anti-limaces en tôle recourbée.

ˆ N'arrachons jamais les racines des cultures terminées*. Elles nourrissent les organismes qui les biodégradent et laissent à leur place un sol micro-aéré. Cela permet  aussi de restituer au sol une partie des fertilisants que la plante a utilisée pendant sa croissance. De même, laissons au sol les autres résidus de cultures (feuilles, tiges).

* Sauf celles consommées !

Note 1 : Si ces résidus de cultures gênent les autres cultures (grandes feuilles de choux par exemple), les laisser dans les allées, elles y alimenteront aussi les organismes du sol (verres de terre, cloportes, ...), et seront quand même bénéfiques aux cultures. Si cela fait « sale », mettre un peu de paille par dessus.

Note 2 : la règle numéro 1 (non labour) fonctionne bien mieux avec cette règle numéro 8 !

Contrôlons les herbes dès leur naissance en les arrachant dés que possible. En tout cas veillons à ce qu'elles ne  grainent pas. Veillons aussi aux herbes dans les bandes sauvages en bordure, certaines envoient leurs graines par le vent : on les fauche à la fin de leur floraison et on les laisse sur place. Grâce à ce contrôle la présence d'herbes diminue chaque année parmi nos cultures.

Note 1 : la couverture du sol participe aussi au contrôle de l'herbe. Par ailleurs, le fait de ne pas labourer permet de ne pas remonter les graines enfouies dans le sol. Car... si un labour détruit des herbes, il peut ensemencer les prochaines...

Note 2 : pour reprendre en main une zone très enherbée (pelouse par exemple), sans labour ni grattage de la surface du sol, on place plusieurs mois sur le sol des cartons qui se chevauchent d'au moins 20 cm. Recouverts de 20cm de paille ou à défaut de bâche, et lestés par quelques branches ou pierres contre les grands vents, ces cartons font mourir l'herbe et stimulent les verres de terre, les mulots, ... Ceux-ci vont labourer le sol. Il nous reste ensuite à bien le reprendre en main et à ne plus le compacter, ... pour ne plus être envahi par les herbes indésirables.

Note 3 : pour les herbes vivaces : rumex, chardons, chiendent, liseron, ... : c'est à voir au cas par cas. Si c'est une invasion, il est préférable de choisir un autre lieu pour son potager en attendant que cela se règle ou alors supporter leur présence. Car manifestement ces plantes ont quelque chose à faire ici ! Elles réparent le sol : selon certains auteurs, il peut s'agir d'un sol trop tassé en profondeur, de matière organique enfouie qui n'arrive pas à se décomposer, d'un sol trop chargé en azote ou encore d'un sol qui n'arrive pas à éliminer l'excès d'eau, ... Pour les aider, tapissez le sol d'une épaisse couverture (20cm) de paille ou autres débris biodégradables. Cela apportera l'aide de la vie du sol (verres de terre notamment). Il semble que de semer d'autres plantes à fort enracinement (, panais, salsifis, ...) puisse aider le travail réalisé et même remplacer les plantes. Je ne l'ai pas personnellement expérimenté. Il arrive que d'une année sur l'autre les plantes disparaissent. Simplement faucher les lorsqu'elles sont en fin de floraison si elles envoient des graines ailleurs ou si vous avez choisi de faire votre potager parmi elles. Notez qu'un labour peut aggraver les choses.

Si les plantes sont isolées dans votre potager : laissez les vivre et servez-vous en comme producteur de couverture fraîche que vous récoltez à la façon de la luzerne. Evitez simplement qu'elles grainent. Ces plantes vivaces ont souvent un enracinement profond, elles remontent donc des minéraux du sous-sol qui vont se retrouver dans leurs feuilles. Elles participent à la diversification de vos cultures. Voilà un autre regard sur le chardon ! :-), c'est travailler avec la nature et non contre elle.


vendredi 23 juin 2017

Alerte oxalis!!!!!!!!!!!!

Sur la parcelle 13 et la parcelle 30 pousse de l'oxalis. Cette plante est capable d'envahir toutes nos parcelles en quelques années. C'est une calamité!!!!



https://plandejardin-jardinbiologique.com/oxalis-s-en-debarasser.html

Comment se débarrasser des oxalis ?


N'utilisez pas d'engins tels que le motoculteur ou la fraise : s'ils peuvent aider pour désherber la majorité des adventices, ils sont à oublier pour le chiendent rhizomateux ainsi que pour les oxalis car le mécanisme va disséminer encore davantage les bulbilles et racines un peu partout, en les multipliant.
Le paillage épais avec des textures épaisses aide à éviter l'invasion des oxalis notamment dans les parterres. Qu'il s'agisse de paillage ou de film de plastique, aucun des deux ne fait disparaitre les graines et bulbilles... Si vous prenez un paillage à texture trop fines, les oxalis le perceront !
Le désherbage thermique peut donner de bons résultats particulièrement sur l'oxalis corniculé, à condition de répéter l'opération. Si vous ne possédez pas de désherbeur thermique, vous pouvez couper les tiges au ras du sol, en renouvelant dès qu'elles repoussent, elles peuvent progressivement s'épuiser.
Si vous êtes courageux, seule la patience vous apportera satisfaction, en arrachant consciencieusement et précautionneusement les plants avec leurs racines et leurs bulbilles que vous brûlerez ou jetterez dans la poubelle "tout-venant" mais surtout pas sur le tas de compost !

 Des petites graines se forment dans des capsules et peuvent aller germer sur la pelouse.
Ici, elle a proliféré au pied de la lavande.

  • Idéalement, il faudrait retirer l'oxalis et sa racine avec une fourche bêche en veillant à récupérer les bulbilles. Mais cette technique est difficile.
  • Autre solution : couper les feuilles à la base, avec des ciseaux, au fur et à mesure de la repousse. L'oxalis finira par ne plus repousser.
  • Pour éviter la propagation dans vos allées, disposer une bâche horticole et la recouvrir de graviers.
  • Dans un massif, apporter un paillis sur au moins 10 cm de hauteur (écorces de bois, BRF). Cela facilitera le retrait de la mauvaise herbe. Si de jeunes plantules apparaissent dans le massif, il est possible de les éliminer avec un désherbeur thermique.
  • Dans le potager, éviter absolument d'utiliser une motobineuse qui risque de multiplier les bulbilles. Préférer une fourche bêche mais sans retourner la terre ou une aerogriffe ou bien une grelinette. Entre deux récoltes, planter des engrais verts pour ne pas laisser la terre nue.

mardi 13 juin 2017

Travail collectif du samedi 10 juin.

Samedi 10 juin, à partir de 10 h, 12 jardiniers représentant 11 parcelles ont travaillé côte à côte, soit sur leur parcelle soit sur les espaces collectifs.Merci à ces derniers tout particulièrement.
21 jardiniers se sont excusés ou non pas répondu.

Nos jardins sont agréables à découvrir, mais cela nécessite un travail d'entretien non seulement des parcelles, mais aussi des espaces communs: les allées grandes ou petites, des plates-bandes le long du grillage et près du massif d'entrée, des parcelles dites communes, des abords du chalet....Et ce travail incombe à tous, pas seulement à un tout petit petit petit nombre...



Une douzaine de membres des Jardins familiaux se sont retrouvés, samedi, sur le site, pour une journée de nettoyage et d'entretien. La composition qui trône à l'entrée des jardins a été taillée, certaines plantes indésirables arrachées, le chalet a été rangé et les allées nettoyées.

 Ci dessus Jean-Claude et Michel sur leurs parcelles qui bientôt seront propres.
 Lydie soigne ses fleurs.
 Maryse et Francine réparent le composteur.
 Didier nettoie la parcelle commune.
 Dominique nettoie le massif d'entrée
 avec ci-dessus Cécile
 Gilbert entretien sa parcelle mais aussi la plate-bande d'entrée qu'il a fleuri.
 Florence à la grelinette


 Ci-dessus et ci-dessous: comment rester jeunes.

 Ci-dessus Gérard. Merci Gilbert d'avoir pensé à moi. Délimiter les parcelles et entretenir les allées, c'est le travail de chacun. Certainas ne l'ont pas encore compris.
 Convivialité toujours!